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Les Écailles d’Argent : Chapitre 1 – Aux confins de l’Empire

Titulaire d’une licence en histoire, Marc est un étudiant en archéologie passionné d’arts martiaux et pratiquant d’arts martiaux historiques européens (AMHE). Il nous livre son premier roman : Les Écailles d’Argent.

Le travail de recherche, d’écriture, et de correction est énorme pour l’écriture d’un roman, nous vous invitons donc tous à massivement partager son travail via les réseaux sociaux. Et merci à tous de suivre MMArtial depuis ses débuts !

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Chapitre 1 : Aux confins de l’Empire

— Bon sang, relève-toi Eswald !

Malgré les cris de l’instructeur, le jeune homme resta quelques instants à terre, plus touché par son ego que par la chute. Le balayage de son adversaire avait été si efficace qu’il n’avait rien vu venir. Un instant, il fut tenté de rester au sol, se rappelant toutes ces fois où ils avaient couru le long des falaises d’Almir pour s’effondrer dans l’herbe, haletants. Il aurait presque pu sentir l’odeur des embruns, la chaleur du soleil méridional, il aurait presque pu sentir sa main dans la sienne. Ce souvenir fit bondir Eswald qui se releva aussitôt, il n’était pas question d’abandonner. En face de lui, Lycus l’attendait, impassible, dans une garde d’une propreté académique, le bouclier le long du corps, l’épée menaçante. Eswald se remis en garde, son épée de bois à l’épaule, prêt à frapper et avança prudemment vers son adversaire. Sitôt à portée, il attaqua immédiatement avec un pas en avant, mais fut stoppé dans son geste par un coup au poignet qui lui fit lâcher son épée.

Les Écailles d'Argent : Chapitre 1 - Aux confins de l'Empire

— Protège ta main avec ton bouclier Tudieu !

Eswald enrageait. Combien de fois avait-il entendu cette phrase ? Combien de fois s’était-il entraîné à coordonner ses gestes et pourquoi était-il incapable de le faire en combat ? Et pourquoi fallait-il qu’il tombe sur le meilleur bretteur de la section pour les épreuves finales ? Autour d’eux les autres soldats en formation se battaient également en duel sous l’œil attentif des instructeurs. Seuls ceux qui démontreraient leurs aptitudes au combat pourraient intégrer les Forces du Loup et se battre pour l’armée impériale. Après avoir ramassé son épée d’entraînement, Eswald reprit une nouvelle fois sa garde et se mit à tourner lentement autour de son adversaire tout en avançant. Plus il s’approchait, plus il sentait la tension augmenter, ils étaient presque à distance de frappe. D’un instant à l’autre, Lycus se jetterait sur lui, à moins qu’il ne se prépare à contrer, il était presque à distance. Soudain, Lycus lança une attaque fulgurante qu’Eswald tenta de bloquer dans un réflexe avant que cette dernière ne change brusquement de direction et ne le touche de l’autre côté.

Eswald sentit le choc du coup malgré son casque. Pour la deuxième fois de sa vie, il avait la terrifiante sensation d’être totalement impuissant. Il était face à un mur impossible à contourner, Lycus était indéniablement meilleur que lui. Et pourtant il ne pouvait pas l’accepter, il ne pouvait pas faire deux fois la même erreur, il refusait d’abandonner. Il fallait qu’il montre sa valeur, il fallait qu’il intègre la légion ! Pris d’une froide résignation il s’avança une nouvelle fois vers son adversaire, fit mine de donner un coup d’épée, mais au moment où celle-ci allait toucher sa cible, il fit un grand pas en avant pour frapper avec le bouclier. Pris par surprise, Lycus chercha à dévier le coup avec son propre bouclier et Eswald en profita pour toucher la jambe découverte de son épée libre. Un coup qui eut été assez joli si, le bouclier éloigné, il n’eut laissé une large ouverture que Lycus s’empressa d’exploiter en lui délivrant deux rapides coups sur le casque.

Eswald passa de longues nuits à se rappeler ce combat. La route était encore longue, il devrait affronter des adversaires bien plus redoutables que Lycus et il était désormais clair qu’il était loin d’être invincible. Pourtant, il fallait qu’il la retrouve, il n’était pas question de l’abandonner. Il résolut donc de s’entraîner encore davantage, de parfaire sa technique jusqu’à maîtriser chaque mouvement à la perfection. Mais au fond de lui, il resta hanté par cette peur d’échouer.

La luminosité soudaine tira Eswald de ses souvenirs, après plusieurs heures de marche, la troupe avait enfin atteint la lisière de l’épaisse forêt de mélèzes et d’épicéas. Devant eux, le soleil déclinant permettait encore de contempler les vastes plaines du nord couvertes de bruyères, de fleurs printanières et ponctuées des quelques rares bosquets. Une petite rivière gonflée par les pluies serpentait entre les collines jusqu’à se perdre au loin derrière une petite formation rocheuse surplombée d’imposantes murailles.

— La forteresse de Lundgren, dit Estevo en désignant les remparts lointains, nous arrivons à la frontière de la province de Gunvorh et aux limites de l’Empire.

Eswald ne répondit pas, après plusieurs jours de marches dans le froid de ces terres presque désertes, il n’aspirait plus qu’à une bonne nuit de sommeil dans un vrai lit. À vrai dire il n’avait toujours pas compris pourquoi le jeune homme originaire de Fiodos avait abandonné son existence confortable dans la capitale intellectuelle de l’Empire pour s’engager dans l’armée. D’autant que la bataille à venir semblait n’avoir aucune prise sur son enthousiasme. D’un autre côté son binôme était bon camarade et maniait redoutablement la lance.

— Comment des gens peuvent-ils vivre ici ? Répondit-il finalement, la terre est pauvre et il fait trop froid pour cultiver quoi que ce soit.

— Tu parles des nomades ? J’imagine que c’est pour cela qu’ils attaquent si souvent les villages frontaliers. Cela dit j’ai cru comprendre qu’ils élèvent souvent des troupeaux de renne ou de chevaux des steppes, mais j’avoue que je ne sais pas grand-chose sur eux ni comment ils survivent à l’hiver. Par contre du côté de l’Empire, les villages s’en sortent confortablement grâce au commerce du bois, ce qui en fait des proies d’autant plus attractives, je suppose. La situation est d’autant plus tendue que depuis l’annexion du royaume de Gunvorh à l’Empire, les nomades sont coupés des axes commerciaux …

Le regard d’Eswald lui fit comprendre qu’il n’était pas d’humeur à une leçon de géopolitique.

— S’ils veulent juste piller les villages de bûcherons pourquoi attaquer les forts ? La frontière est vaste, des groupes de pillards pourraient facilement la traverser sans être vus.

— Je me le demande aussi, les différents clans passent l’essentiel de leur temps à se faire la guerre et sans coalition. Ils n’ont aucune chance contre les légions impériales. C’est peut-être une manière pour un seigneur de montrer sa force aux autres, mais ça ne me paraît pas très sensé.

La troupe continua son chemin au milieu des landes. Aux six cents soldats de la compagnie, s’ajoutait les nombreux chariots transportant les provisions et le matériel, accompagné des infirmiers, cuisiniers, servants et quelques prêtres du culte solaire. Suivant l’ordre standard, le capitaine allait en tête avec ses officiers, suivis par les troupes des Forces de l’Ours, superbes dans leurs armures de plates. Les lanciers des Forces du Cerf étaient situés à l’avant et à l’arrière garde, encadrant les Forces du Loup constituées de lanciers et de fantassins légers. Les archers des Forces du Faucons quant à eux bordaient les flans, prêts à tirer une volée à la moindre embuscade, aussi improbable soit-elle sur terrain ouvert. Seule la cavalerie manquait à la petite troupe, mais le départ avait été tellement précipité que le capitaine n’avait pas eu le temps d’attendre toutes les troupes souhaitées.

Peu après le coucher du soleil, la troupe atteignit enfin le pied de la forteresse. Les soldats s’engagèrent sur le chemin taillé à flanc de falaise, avançant à la lueur des torches sous la silhouette imposante des épais murs de pierre hérissés de créneaux. Ils arrivèrent finalement devant une grande porte ferrée encadrée par deux tours massives. Conformément au protocole le capitaine s’adressa au lieutenant de la garnison qui l’attendait du haut du rempart, une torche à la main.

— Cassian Othmar, capitaine de la neuvième compagnie de la seizième légion, je requiers l’usage de votre forteresse.

— Esben Asgeirh lieutenant de la forteresse de Lundgren, entrez ! On n’est pas mécontent de vous voir, la situation commençait à être tendue par ici.

Les imposantes portes s’ouvrirent et la compagnie put entrer sous l’œil attentif des archers postés sur le chemin de ronde. Une bonne partie de la garnison était venue accueillir les nouveaux arrivants, la plupart avait l’air inquiet et observait en silence. Le capitaine Othmar rassembla ses troupes dans la cour avant d’ordonner aux soldats de s’installer dans les baraquements pendant que les cuisiniers préparaient le dîner. Les forts impériaux étaient tous conçus pour pouvoir abriter une légion entière, soit dix compagnies, en plus de la garnison permanente. La relative standardisation permettait de répartir rapidement les troupes par chambrée en fonction de leur section et de leur dizaine. Eswald et ses camarades n’eurent donc aucune peine à trouver la chambre qui leur était attribuée. C’était une simple pièce éclairée par une petite fenêtre, avec cinq lits superposés ainsi qu’un coffre et un râtelier d’arme et d’armure pour chaque soldat, il y avaient un petit poêle au centre de la pièce, mais sans bois, car son usage n’était autorisé qu’en hiver. Eswald put enfin poser son bouclier et sa besace qu’il portait sur son dos depuis la pause de midi. Il ôta également son casque, révélant ses cheveux presque rasé et entrepris d’enlever sa brigandine[1] qu’il posa sur le râtelier avant de s’effondrer sur son lit, non sans un certain soulagement.

— Qu’est-ce qui m’a pris de vouloir être épéiste ? lança Vítor. Non seulement on doit se battre en première ligne, mais en plus on doit se trimbaler tout ce bazar.

— Tu seras bien content d’avoir cette armure pendant la bataille, je te rappelle que nous on doit se battre en gambison[2], lui rétorqua Estevo qui venait de poser sa lance contre le mur.

— Tu parles, vous êtres a l’abri en deuxième ligne pendant qu’on vous protège !

— Ça suffit ! Répliqua Lycus qui sentait venir la dispute après la fatigue du voyage, dépêchez-vous de ranger vos affaires on doit encore nettoyer les baraquements avant le repas.

S’il pouvait se montrer sympathique, le jeune homme récemment promu dizenier mettait un point d’honneur à ce que ses hommes soient exemplaires. Et personne n’aurait osé contredire ce colosse dépassant presque tout le monde d’une tête et réputé imbattable à l’épée. Résigné, Eswald termina de retirer ses protections des bras et des jambes ainsi que son gambison avant de ranger ses biens personnels dans son coffre. Après avoir nettoyé le bâtiment de fond en comble, les soldats de neuvième compagnie purent enfin rejoindre le réfectoire alors que la soirée était déjà avancée. Il y avait cinq bâtiments destinés à abriter chacun deux compagnies et comprenant un réfectoire, ce dernier était donc à moitié vide lorsque la dizaine de Lycus s’installa à une table. Deux commis leur apportèrent bientôt un chaudron fumant qu’ils posèrent au milieu de la table et les soldats se servirent avec leurs propres couverts au milieu du brouhaha des autres tables. Le brouet était composé de porc salé et de divers légumes, il leur fut également servi les restes de pains de voyage. Affamés par la journée de marche, les légionnaires mangèrent en silence. Ce n’est qu’une fois son écuelle engloutie que Vítor prit la parole :

— Et ben je ne suis pas fâché d’être enfin arrivé, dit-il en se resservant une louche de potée dans laquelle il fit tremper des morceaux de pain. Après une semaine de marche forcée, je pense qu’on a bien mérité un peu de répit.

— Je ne compterais pas trop là-dessus si j’étais toi, répondis Lycus avec un sourire narquois. J’ai parlé à des gars de la garnison, ils m’ont dit que l’armée ennemie avait été repérée à quelques jours de marche. Ça veut dire que l’entraînement de demain sera peut-être le dernier avant la bataille, alors je doute fort qu’il soit reposant.

— Et merde ! Si on doit se battre épuisé maintenant !

— C’est bien pour ça qu’ils veulent garder un ou deux jours de répit avant la bataille, alors si vous voulez un bon conseil, reposez-vous, parce que le réveil sera rude demain !

Effectivement la troupe fut réveillée à l’aube le lendemain. Après la toilette matinale et une rapide collation, le capitaine fit sortir la troupe à l’extérieur de la forteresse pour l’entraînement. Toute la matinée fut occupée à des exercices de déplacement en groupe, d’abord pour toute la compagnie puis en fonction des spécialités de chaque section. Les Forces du Loup dont faisaient partie Eswald et ses camarades avait la particularité d’être composée de lanciers et d’épéistes légers répartis en binômes. Les épéistes devaient former un mur de bouclier pour protéger les lanciers en deuxième ligne pendant que ces derniers les couvraient. Cette formation permettait une grande polyvalence tout en nécessitant peu de matériel, ce qui expliquait sans doute que les Forces du Loup soit les plus répandues parmi l’Empire. Pendant plusieurs heures la section d’Eswald, suivant les ordres de son centenier, exécuta de nombreuses manœuvres de déplacement en formation et de relais entre les binômes du premier du deuxième et du troisième rang. Finalement la matinée se termina par des exercices de préparation physique en armure qui achevèrent de les épuiser.

Après la courte pause du repas, l’entraînement reprit cette fois pour travailler le combat. Les centeniers respectifs leur firent travailler les postures et les enchaînements de base puis pendant une bonne partie de l’après-midi, ils durent pratiquer de nombreux combats d’entraînement, en duel, par binômes et même à deux contre un. L’approche de la bataille donnait une allure plus tangible à l’entraînement. Chacun se rendait bien compte que chaque touche subie aurait pu lui coûter la vie lors d’un véritable affrontement et même les plus suffisants commençaient à reconsidérer sérieusement leurs chances de survie. Malgré la fatigue Eswald commençait à voir les fruits de son entraînement, il n’avait plus de problèmes pour coordonner son épée et son bouclier et il était devenu presque intouchable, sauf contre Lycus contre qui il dut concéder une nouvelle défaite. Pour finir, les soldats durent encore faire plusieurs tours de la forteresse en courant avant de pouvoir regagner le réfectoire exténué et regrettant les journées de marches.

Les deux jours suivants furent plus monotones et à part un entraînement sommaire et l’entretien des armes et armures, les soldats de la neuvième compagnie eurent tout loisir de récupérer. Même Eswald allégea ses entraînements en solitaire pour préserver ses forces. Toutefois les incessantes réunions des officiers et les allers-retours des éclaireurs rendaient l’atmosphère pesante et peu songeaient à se divertir.

Finalement, le soir du troisième jour le capitaine Othmar parla aux hommes. L’armée ennemie était proche et la compagnie devrait se porter à sa rencontre le lendemain. La nouvelle assombrit encore l’ambiance dans la forteresse, les rumeurs alimentées par des fuites des éclaireurs dessinaient déjà une armée d’un millier de fantassins et de cavaliers et l’issue du combat semblait bien incertaine. Si certains s’étaient pris à imaginer un siège confortable derrière les murs de la forteresse, la bataille rangée semblait désormais inévitable.

L’incompréhension régnait parmi les soldats, beaucoup ne comprenaient pas une telle décision.

— C’est pourtant insensé ! s’exclama Elmo alors que la dizaine parcourait les couloirs pour rejoindre leur chambre. Pourquoi prendre le risque d’affronter une armée plus nombreuse alors qu’on pourrait facilement défendre la forteresse !

— Les nomades savent très bien qu’ils ont peu de chance de prendre la forteresse, répondit Estevo. Même s’ils se risquent à commencer un siège ils se lasseront vite et risqueraient de partir attaquer les villages à l’ouest. La seule chance certaine de les intercepter est d’aller à leur rencontre maintenant.

— Et c’est pour quelques bûcherons qu’on doit aller se faire tuer ?

— Aurais-tu peur de faire ton devoir, soldat ? l’interrompis Lycus en le toisant de son regard sévère. Ce ton ne laissait place à aucun doute, à la veille de la bataille, il devait être sûr de la loyauté de ses soldats.

— Nous sommes des soldats de l’Empire, nous ne sommes pas là pour nous cacher derrière des murs, poursuivit-il en évaluant chacun de ses hommes. On a reçu l’ordre de protéger ces populations et c’est ce que nous allons faire, fut-ce au péril de nos vies.

Elmo se tut immédiatement et tâcha de se ressaisir. Dès l’instant où il s’était engagé dans l’armée, il savait que ce jour viendrait, il n’était plus question de faire demi-tour.

— Oui chef ! Dit-il fermement en tentant de masquer son appréhension autant que possible.

Tard dans la nuit Eswald ouvrit les yeux malgré l’obscurité totale de la chambre. Depuis une bonne heure, il attendait que les autres s’endorment, mais peut-être n’était-il pas le seul à ne pas trouver le sommeil ? Pendant de longues minutes il attendit encore, guettant le moindre son suspect, cherchant à identifier l’origine de tous les bruits de respirations de la pièce, étaient-ils vraiment tous endormis ? Malgré les risques, il s’extirpa le plus lentement possible de ses draps, mesurant chaque mouvement pour faire le moins de bruit possible. Il mit finalement un pied nu sur le sol froid, suivi du deuxième et entreprit de se glisser silencieusement vers son coffre dont il entrouvrit délicatement le couvercle à la recherche de son sac. Ayant reconnu la sangle familière au toucher, il glissa sa main sous le rabat et chercha des doigts la poche secrète cachée derrière la couture interne. Son cœur bondit quand il effleura enfin le petit pendentif en argent, il le sortit discrètement du sac et s’apprêtât à l’enfiler avant de se raviser. Les risques étaient tout de même grands. Dans la chambrée, seules les respirations régulières venaient troubler le silence. Eswald sentit sous ses doigts les lettres gravées sur les bords du médaillon, il n’eut pas besoin de les voir pour se rappeler leurs sens et, l’espace d’un instant il cru sentir le parfum salé des embruns, parsemés des effluves de thym, de laurier et d’olivier. Non, s’il devait mourir demain il n’était pas question que ce soit sans ce médaillon ! Il l’enfila rapidement et le cacha sous sa tunique avant de revenir discrètement dans son lit et de s’endormir, la main posée sur le pendentif d’argent.


[1] Armure constituée de plaques d’acier rivetées sur du cuir

[2] Vêtement matelassé utilisé pour amortir le poids de l’armure ou comme protection simple

2 commentaires

  1. Super premier chapitre !
    On a hâte de rentrer dans la bataille, vivement la suite ! Les tournures des phrases sont très belles et tout est très fluide.
    Le descriptif des Forces impériales sera très utile pour la suite de l’histoire.

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