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La naissance des arts martiaux japonais

Quels sont les arts martiaux japonais ?

Beaucoup de personnes confondent souvent les arts martiaux japonais, chinois, et occidentaux. Si on ne connaît pas bien le sujet, il est tout à fait normal de se mélanger les pinceaux.

Je ne vais bien sûr pas vous énumérer la liste de tous les arts martiaux japonais (car il y en a beaucoup), mais vous donner un bref descriptif des principales disciplines, celles qui sont les plus répandues.

Naissance des arts martiaux japonais

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Disciplines les plus répandues

Ju-jitsu : Aujourd’hui, pratiqué sous beaucoup de formes (sportives orientées self-défense). Le ju-jitsu est probablement l’art martial le plus complet qui existe (il regroupe des formes de percution, de projection, d’immobilisation et de soumission).

Judo : Art martial très reconnu dans le monde entier pour son efficacité et son sens éducatif. Le judo regroupe principalement des techniques de projection, d’immobilisation et de soumission.

Karaté : Originaire de l’île d’Okinawa (un archipel japonais), le karaté regroupe toute les formes de percutions en prenant en compte quelques fauchages et clés articulaires.

Aïkido : Pratiqué sans compétition, l’aïkido est axé sur le principe d’utilisation de force de l’adversaire. On va apprendre à neutraliser l’agressivité d’un attaquant.

Sumo : Considéré comme le sport national au Japon, le sumo est une forme de lutte où le combat se gagne seulement lorsque son adversaire tombe au sol ou sort des limitations.

Ninjutsu : Style de combat très complet, où d’après les pratiques originelles on y apprend à l’espionnage, l’escalade et bien d’autres disciplines. Le ninjutsu est à l’origine un dérivé du ju-jitsu.

Kendo : Art martial de combat au sabre. Le kendo existe aussi aujourd’hui sous forme de compétition.

Origine des arts martiaux asiatiques

L’origine des arts martiaux au dehors du Japon remonterait il y a 2 ou 3 milles ans. Selon la légende, les arts martiaux asiatiques viendraient d’un moine indien : Bodhidharma.

Bodhidharma aurait enseigné un système de défense aux moines de shaolin, qui eux, auraient développé un art martial devenu plus communément appelé : kung-fu.

Des formes de kung-fu auraient été transmises au Japon par le docteur Akiyama, ainsi le ju-jitsu serait né.

Toutes ces histoires ne sont pas historiquement vérifiées, ce qu’on peut être sûr, par contre, c’est que des systèmes de combat étaient développés et enseignés aux forces militaires chinoises et japonaises. Des systèmes de combat que l’on pouvait déjà qualifier d’art martial.

Pour plus d’informations sur l’origine des arts martiaux, vous pouvez lire mon article sur le sujet.

Ju-jitsu : l’art mère

Il ne faut pas confondre le ju-jitsu japonais, et le jiu-jitsu brésilien, qui est un art pratiqué essentiellement au sol. Le jiu-jitsu brésilien a donné naissance au MMA.

Le jiu-jitsu brésilien provient du ju-jitsu japonais (traditionnel), tout comme le judo, le karaté et l’aïkido.

Le ju-jitsu aurait été conceptualisé par le docteur Akiyama qui, après un voyage en Chine, aurait retranscrit au Japon les techniques de kung-fu qu’il avait vu. Cependant, le ju-jitsu reste historiquement l’art martial enseigné aux Samouraïs durant le XVIIe siècle. Le port de l’armure nécessitait des techniques spécifiques pour amener son adversaire au sol et le neutraliser lorsque l’on était désarmé. Ce système de combat existait donc bel et bien avant l’épisode du docteur Akiyama.

Le ju-jitsu est donc l’art des samouraïs. Il est appelé l’art mère, car il a permis à toutes les disciplines modernes et populaires de se développer.

Un peu d’éthique

Il y a quelques notions de morale qui sont semblables ou proches à tous les arts martiaux japonais. Par exemple le port du kimono, la graduation des ceintures, le salut (ritsu rei), le dojo, les tatamis, etc.

L’entraînement se pratique dans un dojo, et on salue le “maître” de la discipline lorsque l’on entre sur le tatami (tapis). Au début et à la fin d’une leçon, une cérémonie du salut est nécessaire pour se conditionner mentalement à s’entraîner et à quitter l’entraînement. Avant toute action martiale, on salue son adversaire.

Valeurs morales

La notion de respect et de modestie est particulièrement prononcée dans les arts martiaux japonais. Un code de vie est à suivre lorsque l’on est sur le tatami.

Naissance des arts martiaux populaires

Judo

Un art martial créé en 1882 par Jigoro Kano. Le judo est un système pédagogique physique, mental et moral. Le judo est probablement l’art martial le plus populaire au monde, il est rapidement devenu, au delà de l’art martial est sport de compétition et un sport olympique.

Le Judo signifie voie de la souplesse (Ju = souplesse) (Do = voie), en relation avec le ju-jitsu (Ju = souplesse) (Jitsu = technique).

Jigoro Kano est à l’origine est un pratiquant de ju-jitsu. Mais il voyait dans cet art beaucoup de techniques très dangereuses et non adaptées à l’époque actuelle. Il s’inspira aussi des méthodes de gymnastique occidentales pour créer un art martial plus uniforme en mettant l’accent sur les projections. On y apprend bien sûr toujours les immobilisations, les clés articulaires et les étranglements. Mais l’orientation de l’art s’est spécifiée sur la mise au sol.

Karaté

Le berceau du Karaté se trouve sur l’île d’Okinawa. C’est ici que les toutes premières formes de Karaté se seraient développées. Historiquement, on ne peut nier une influence chinoise sur le développement des techniques de percution qui composent le Karaté, ni celles du ju-jitsu (l’art des samouraïs).

Kata de karaté

Le Karaté a donc été développé pour la défense uniquement en utilisant les armes naturelles du corps, telles que les mains, les coudes, les genoux, et les pieds.

En 1922, Gichin Funakoshi, originaire d’Okinawa, décide de s’installer au Japon et d’enseigner le Karaté. Il uniformise sa discipline et créé une structure d’enseignement qui va permettre une popularisation exceptionnelle du Karaté-Do (main vide).

Aïkido

Le but principal de l’aïkido est de neutraliser la violence. On va chercher à neutraliser la force et l’agressivité de l’adversaire à l’aide de mouvements souvent circulaires afin de créer une force centrifuge qui va permettre à l’aide d’un déséquilibre, de neutraliser son opposant.

L’aïkido a été fondé par Morihei Ueshiba. Il a étudié au préalable le sumo, le ju-jitsu et entre autres le combat à la baïonnette durant son engagement dans l’armée. Morihei était à la base quelqu’un de chétif, mais très habile. Il a donc trouvé des moyens pour utiliser la force d’inertie d’un adversaire contre lui.

Entre 1925 et 1969, Morihei Ueshiba s’est impliqué pour fonder et développer l’aïkido au Japon. Mais c’est 1940 que l’aïkido a été officiellement reconnu.

Conclusion

Ce qu’il faut retenir, c’est que les arts martiaux japonais tirent leur origine dans l’entraînement à mains nues des samouraïs. Ensuite plusieurs écoles sont apparues suite à cela.

C’est au début du XXe siècle que Jigoro Kano, Gichin Funakoshi et Morihei Ueshiba ont permis la création et la popularisation d’arts martiaux tels que le judo, le karaté et l’aïkido (essentiellement à partir du ju-jitsu, l’art mère).

Les arts martiaux japonais sont donc un condensé très intéressant d’éthique, de valeurs morales, de techniques martiales et de sports mettant le corps à dure contribution.

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