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Les Différentes Boxes Pieds-Poings

Les différentes boxes pieds poings

Il existe beaucoup de boxes pieds-poings et elles sont présentes partout dans le monde. On en trouve en Amérique avec le Full contact, en Europe avec la Boxe française et en Asie avec le Muay thaï. Je vais ainsi vous présenter six des principales boxes pieds-poings. Toutes les boxes que nous allons voir autorisent l’utilisation des jambes et des poings et parfois même des genoux et des coudes. Certaines s’inspirent du karaté, d’autres de la savate. Depuis les années 1970, le grand public s’est passionné pour ces différentes boxes notamment grâce au cinéma et aux grandes stars qui mettent en avant leurs sports.

Nous allons donc voir quelques boxes pieds-poings et comprendre leurs différences.

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La Boxe française

Boxe Française

Origine

On l’appelle aussi la savate. On trouve son origine au début du XIXème siècle en France, elle est alors considérée comme un sport de bagarreurs de rues et jouit d’une mauvaise réputation. Cependant en 1838, Charles Lecour qui assiste à un combat de boxe anglaise décide d’y incorporer les techniques de poing pour créer ainsi la boxe française. On la définit alors comme une lutte dont l’objectif est de “toucher à la figure ou à quelques autres parties du corps avec les mains ou de toucher le corps ou les jambes avec les pieds, ou bien de saisir un pied ou une jambe de l’adversaire et le lever pour le faire culbuter en arrière.
Pour éviter les blessures, le premier équipement de boxe française apparaît: on met des savates ou des chaussons sans semelles ni clous”. Une multitude de clubs ouvre en France et cette boxe devient très appréciée. C’est une boxe élégante et esthétique, donc appréciable à regarder. C’est Théophile Gauthier, un romancier et poète français qui invente le terme de boxe française. Aujourd’hui cette boxe est très populaire et rayonne dans le monde avec ses championnats du monde. Les pratiquants s’appellent les tireurs ou tireuses pour les femmes.

Durée d’un combat professionnel

Cinq rounds de 2 minutes.

Les techniques

On utilise pour les poings, les techniques de la boxe anglaise. Pour les pieds on utilise les techniques de karaté, cependant il faut toujours armer la jambe avant de frapper. C’est une spécificité de la boxe française. Les cibles sont le haut et le bas du corps. Les balayages dans le pied sont autorisés.

La tenue

Il faut des gants adaptés pour la pratique de cette boxe. C’est-à-dire que les gants doivent être rembourrés au niveau de la paume et fermés intégralement sans trou apparent. De plus la manchette du gant doit bien recouvrir le poignet. Il faut utiliser des chaussures spécifiques, soit des chaussures montantes qui maintiennent bien la cheville. Les semelles doivent être lisses pour éviter d’occasionner des blessures à l’adversaire et pour avoir de meilleurs appuis. De plus, il faut utiliser un pantalon adapté,  c’est-à-dire un pantalon moulant. Il possède deux avantages principaux, tout d’abord les mouvements et les coups sont mieux vus par le jury, mais il permet aussi une meilleure circulation du sang grâce à sa compression tout en étant très agréable à porter. Enfin une coquille est indispensable comme dans tous les sports de combat. Pour l’entraînement, on peut mettre également les protections tibias et le casque.

Le Full contact

full contact

Origine

Le Full contact qu’on appelle aussi la boxe américaine est né aux États-Unis en 1974. Les pionniers de ce sport qui sont, Dante, Ray Scarica et Maung Gyi, se sont inspirés des techniques de karaté mais ont voulu les faire à pleine puissance. La synthèse entre la boxe anglaise et les coups de pieds du karaté a ainsi donné naissance au Full contact. En France, Dominique Valéra, 9ème dan de full contact et de karaté a fait connaître ce sport. Lors des compétitions, on retrouve le plein contact avec les coups exécutés à pleine puissance. Le semi-contact, où les coups sont portés, mais sans enchaînements. Enfin le light-contact, les coups sont maîtrisés. Dans le semi et le light, la recherche du KO est interdite, on cherche à marquer un maximum de points pour gagner les combats. Les pratiquants sont les fulleurs et les fulleuses.

Durée d’un combat professionnel

Dix à douze rounds de 2 minutes.

Les techniques

On utilise pour les poings, les techniques de la boxe anglaise. Les techniques de karaté sont utilisées pour les pieds. Les cibles sont le haut du corps, donc tout ce qui est au-dessus de la ceinture. En revanche on peut faire des balayages en visant le pied de l’adversaire.

La tenue

Il faut des gants de boxe ainsi qu’un pantalon long souvent en satin, adapté au Full contact. Pour les pieds il faut des chaussons. La coquille est également indispensable. Pour l’entraînement, on peut mettre les protections tibias et le casque.

Le Kickboxing japonais ( le K1)

kickboxing

Origine

Le Kickboxing naît au Japon en 1966. C’est Osamu Noguchi qui le fait connaître. C’est une synthèse du Muay-thaï du Kyokushin et du Kenpo. Le Kickboxing apparaît donc, c’est une boxe pieds-poings qui autorise les genoux frontaux sans saisies. Elle devient très rapidement populaire aux États-Unis où existe déjà le Full contact. C’est un sport qui ressemble beaucoup à la boxe thaïlandaise, cependant deux différences majeures sont à noter. Les coudes sont interdits, et le corps à corps est limité à 3 secondes. Les pratiquants sont les kick-boxeurs et les kick-boxeuses.

Durée d’un combat professionnel

Trois rounds de 3 minutes.

Les techniques

Les techniques de boxe anglaise et de karaté, pour les jambes sont utilisées. De plus les coups de pieds aux jambes sont autorisés, ce sont les low kicks. Les coups de poing retournés et les balayages sont aussi admis. Enfin on peut utiliser les coups de genoux frontaux, mais sans saisies. C’est-à-dire ne pas amener la tête de l’opposant sur le genou.

La tenue

Il faut des gants de boxe et un short de Kickboxing. Les pratiquants sont torse nu et pieds nus. Pensez toujours à la coquille. Lors des entraînements, il faut mettre les protections aux tibias et un casque.

Le Muay-thaï

Muay thaï

Origine

On l’appelle aussi la boxe thaïlandaise. Elle fait partie des plus vieilles boxes connues. On l’enseigne d’abord comme un art militaire servant de moyens d’attaque et de défense pour les guerriers et les civils. Les rois de l’époque utilisent également les arts du combat pour régler leurs conflits. À la fin du XVIème siècle, le muay-thaï est enseigné à tous les soldats. Cet art considéré comme très dangereux, traverse les siècles et donne naissance à de nouveaux styles. Après une interdiction partielle en 1921, le muay-thaï revient en force dans les années 1930, avec un ensemble de règles et de protections pour les combattants. C’est aujourd’hui, un sport mondialement reconnu avec des compétitions internationales prestigieuses.

Durée d’un combat professionnel

Cinq rounds de 3 minutes.

Les techniques

Toutes les techniques de poings sont autorisées, même les coups de poing retournés. On peut également utiliser ses jambes, ses coudes, ses genoux. La frappe avec les pieds et les tibias est admise. Les projections et les fauchages sont également permis. C’est donc une boxe complète.

La tenue

Il faut des gants de boxe et un short de muay-thaï. Les combattants sont torse nu et pieds nus. Ne pas oublier la coquille. Lors des entraînements, il faut mettre les protections aux tibias et un casque.

La Boxe birmane

boxe birmane

Origine

On l’appelle aussi le Lethwei. C’est au IIIème siècle que l’on retrouve les origines de la boxe birmane. Ce sont les moines de l’époque qui cherchent un moyen de se défendre et s’inspirent alors des guerriers birmans pour mettre au point ce système de combat. Mais c’est durant le XIème siècle que le Lethwei va devenir très populaire sous le règne du roi Anawratha, le fondateur du premier royaume birman unifié. Les combats sont alors extrêmement violents et sans règles. Même au XIXème siècle, les protections des combattants sont très primaires. Une noix de coco en guise de coquille et une lanière de cuir pour le protège-dents. Heureusement, il y a une cinquantaine d’années, le sport s’est modernisé et codifié notamment grâce à l’influence des sports occidentaux. La boxe birmane est ainsi devenue populaire aujourd’hui et essaie d’être aussi réputée que la boxe thaïlandaise. Dans tous les cas, elle est considérée comme la boxe la plus violente.

Durée d’un combat professionnel

Cinq rounds de 3 minutes.

Les techniques

La boxe birmane est une boxe complète. On peut se battre avec les mains, les pieds, les coudes, les genoux, mais aussi parfois la tête dans certaines régions de Birmanie. Les cibles sont le haut et le bas du corps. De plus on y apprend des techniques d’étranglements, de projections et de sol.

La tenue

Il faut des gants et un short de boxe. Cependant dans certaines compétitions en Birmanie, les gants de boxe sont interdits et l’on se bat avec des bandages aux mains. La coquille est de rigueur. Enfin lors des entraînements, on peut mettre également les protections tibias et le casque.

Le Sanda

sanda

Origine

On l’appelle aussi la boxe chinoise. C’est un sport de combat qui est récent, néanmoins on retrouve les origines de ce sport presque 200 ans avant Jésus-Christ. C’est au début du XXème siècle, que l’armée chinoise met au point un système de combat pour la guerre. Ils sont aidés par des instructeurs russes qui leur transmettent les techniques de close-combat. Cependant dans les années 1970, la Chine souhaite remettre au goût du jour ce système et le transformer en un sport de combat avec des règles. En effet, à l’origine ce système est enseigné pour se battre à mort. Aujourd’hui avec l’ensemble des règles et la sécurité assurée pour les combattants, le Sanda rayonne dans le monde avec de nombreuses compétitions internationales.

Durée d’un combat professionnel

De 2 à 5 rounds de 2 minutes.

Les techniques

C’est une boxe pied-poing complète qui réunit les frappes avec les pieds, les mains, les saisies et les projections. C’est un sport qui s’inspire beaucoup des autres sports de combat, on retrouve les techniques de la boxe anglaise, du taekwondo, du muay-thaï … On peut viser ainsi toutes les parties du corps.

La tenue

Il faut des gants de boxe, un plastron, un short et évidemment une coquille. Pour l’entraînement, on peut mettre également les protections tibias et le casque.

 

Une boxe meilleure qu’une autre ?

Je suppose que vous connaissez tous cette expression ” il n’y a pas de meilleurs sports de combat, c’est le pratiquant qui fait la différence “. Et bien, c’est vrai. Selon moi un combattant en boxe française ou en full contact a autant de chance contre un combattant en muay thaï ou en boxe birmane.

Imaginons un combat entre un boxeur thaï et un fulleur où chacun peut utiliser les techniques de sa boxe.

Vous allez pensez que le combat est joué d’avance étant donné que le panel de coups est beaucoup plus important en muay-thaï avec ses coudes, ses genoux  et ses low kicks. Mais il ne faut pas oublier que la tactique lors d’un combat est tout aussi importante. De plus, l’adaptation est également cruciale lors d’un combat. Un boxeur quelque soit sa boxe sait s’adapter à l’autre en fonction de ses qualités et de ses faiblesses. Un boxeur thaï est plus statique sur le ring qu’un fulleur, ce dernier va faire plus de déplacements. Certes le fulleur n’est pas habitué aux low-kicks, mais rien ne l’empêche de garder une certaine distance avec le boxeur thaï pour les éviter et de contrer avec des coups de poing par exemple. Les techniques de boxe anglaise étant très développées en full contact, le fulleur tirera avantage des points forts de sa boxe pour contrer efficacement. De même, si le boxeur thaï veut attraper le fulleur en clinch, donc au corps à corps, rien ne dit qu’il y parviendra facilement étant donné que le fulleur n’a pas le réflexe de se coller contre son adversaire dans sa boxe. Ce n’est pas une habitude de se coller à l’autre dans le full contact. Son réflexe sera alors de ne jamais se coller à lui et de privilégier le combat à distance au moyen de front kick par exemple. Mais même si le fulleur est attrapé au corps à corps, il peut se coller à l’adversaire pour l’empêcher de développer ses techniques de clinch et être extrêmement mobile sur le ring, comme lui apprend sa boxe.

C’est là que le côté tacticien ressort, on exploite ce que l’on sait faire afin de déjouer la tactique de l’autre même si la boxe est différente.  Les boxes pieds-poings ne se résument pas à “frapper et bloquer”, c’est bien plus complexe que ça. Il ne faut pas oublier le punch aussi, qui peut être décisif lors d’un combat quelle que soit la boxe que l’on pratique. Tout ceci pour expliquer qu’un combat est un véritable jeu d’échecs où l’intelligence, la tactique et l’état d’esprit sont primordiaux et ce sont eux qui vont faire la différence entre deux combattants de deux boxes différentes.

Conclusion

Vous avez donc vu quelques boxes qui ont chacune leurs spécificités. Les boxes pieds-poings sont aujourd’hui très populaires dans le monde. Les grandes compétitions internationales de chacune de ses boxes encouragent l’arrivée de nouveaux pratiquants et contribuent à faire vivre l’ensemble de ces magnifiques sports de combat.

Je suis dans un club de Kickboxing et de Full contact. Cependant on autorise dans certains cours de Full contact, les low kicks (on peut trouver des variantes au sein d’un même sport). Lors des sparrings, j’ai la chance de rencontrer des combattants venant de boxes différentes, et chacun à ses points forts et faiblesses. Certains sont plus à l’aise à distance, d’autres au corps à corps… C’est cette singularité qui permet la richesse de toutes ces magnifiques boxes.

Je vais terminer par une citation ” La vie c’est comme la boxe, alors avance, encaisse et progresse.”

Dis-moi ce que tu en penses !

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