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Faisons connaissance avec Antony Réa, Le Champion du Monde Toulousain

Nous rencontrons Antony Réa, un très grand pratiquant d’arts martiaux français. Ce champion qui a gagné de nombreux titres nationaux et internationaux dans de nombreuses disciplines va nous raconter son parcours, ses entraînements, ses conseils. Il va également nous donner son avis sur légalisation du MMA en France et son pronostic pour le combat McGregor-Nurmagomedov.

Faisons connaissance avec Antony Réa

Bonjour Antony Réa, comment vas-tu ?

Je vais très bien, je viens de déménager avec ma petite famille à la campagne. Je viens de ré attaquer la préparation en vue de mon prochain combat en novembre.

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À quel âge as-tu commencé les arts martiaux et les sports de combat ?

J’ai commencé par le Judo lorsque j’étais enfant, j’ai pratiqué pendant trois saisons, entre 8 et 11 ans. D’abord, j’ai fait quelques compétitions au niveau local et départemental. J’ai arrêté de faire des arts martiaux pour ensuite reprendre quand j’ai commencé le lycée, donc en 1993. C’est là que j’ai découvert le Kenpokan . C’était l’une des premières formes de combat libre de l’époque. Elle réunissait le pied poing, les projections, le combat au sol. J’ai donc immédiatement accroché et je me suis lancé corps et âme dans cette discipline. Ensuite, lorsque certaines personnes du Kenpokan ont lancé le groupe pankido, en l’occurrence Patrick Lombardo, c’est tout naturellement que je l’ai rejoint. Quand j’ai commencé les compétitions internationales de MMA, j’ai pratiqué en parallèle de nombreuses disciplines, la boxe anglaise, kick-boxing, sambo, JJB … Mais mon art martial de base est le Pankido, j’ai d’ailleurs le 5ème dan.

Tu es un grand combattant de Pankido, peux-tu nous expliquer de quoi il s’agit ?

Le Pankido est un art martial moderne récent. Il a été créé en 1997 par Patrick Lombardo. Il repose sur une vision très globale des choses avec une formule martiale et compétition avec une globalité technique, donc très proche des diverses formes de combat libre. On y retrouve ainsi du pied-poing, des projections, des soumissions.

La formule martiale comporte aussi un travail avec des armes, couteaux, bâtons principalement.

Au niveau compétition, il y a la forme traditionnelle avec kimono intégrale et des règles assez proches du Karaté Kyokushin, donc sans percussions au visage.

Il y a également la forme moderne qui se déroule simplement avec un bas de kimono, la ceinture. Les poings au visage sont autorisés avec toujours pareil les pieds-poings, les genoux, les projections et les soumissions.

Techniquement, ça ressemble aux méthodes japonisantes Kyoku et assimilés.

Tu as pratiqué et tu pratiques encore de nombreux sports, Pankido, MMA, Pancrace, Karaté… Peux-tu nous raconter les titres que tu as obtenus ?

En Pankido et Kenpo, en amateur, j’ai remporté 17 titres nationaux et un titre international.

Pendant un moment je me suis plus concentré sur le MMA, mais une fois que la forme moderne du Pankido a été lancée, j’ai à nouveau fait de nombreuses compétitions en Pankido à partir de 2012. J’ai remporté une ceinture internationale et j’ai fait le titre mondial des Golden Belts où j’ai eu pendant cinq années le titre mondial en -90 kilos, -95 kilos et -85 kilos.

En MMA, j’ai voyagé partout sur les cinq continents. J’ai obtenu en 2010 une ceinture mondiale à Macao en Chine.

En Pancrace, j’ai remporté deux fois la ceinture du FMC Premium, la première c’était contre Charles Andrade à Montpellier. En 2014, j’ai remporté également la ceinture contre un anglais.

J’ai participé au 4ème tournoi du Pro Fight Karaté en 2011.

Puis en août 2013, lors de la première Fight Night à Saint-Tropez, j’ai rencontré à nouveau Laurent Attrifi ( que j’avais déjà battu en finale du Pro fight Karaté l’année d’avant), je l’ai battu au premier round et j’ai pris la ceinture du Pro Fight Karaté. Ensuite malheureusement le Pro Fight Karaté est tombé en sommeil…

Un tel palmarès nécessite des entraînements très rigoureux. Peux-tu nous raconter comment se passent tes entraînements en temps normal ? Et tes entraînements avant un combat ?

À l’heure actuelle, j’ai 42 ans, ça fait 25 ans que je fais des compétitions. En temps normal, c’est l’entraînement plaisir. J’essaie de travailler sur des choses que je maîtrise moins et dans lesquelles je pense qu’il faut que je m’améliore. Ça dépend des périodes. En général, je m’entraîne tous les jours pour la condition physique, je fais de la musculation, des circuits training, du cross training, des kettlebells, des élastiques, TRX etc…

Avant les combats, au niveau des fréquences, je ne m’entraîne pas forcément 45 fois par jour. Ce que j’essaie maintenant à 42 ans, c’est de faire un bon entraînement par jour. Je fais ma préparation physique au sein d’une structure spécialisée, l’ITEPS dans la région toulousaine. Je travaille tout ce qui est renforcement musculaire, puis une séance en cabine hypoxique pour le travail cardio-évasculaire. Ensuite, je fais des sparrings, des leçons. J’essaie de faire au moins une séance par jour. Je privilégie la qualité à la quantité et j’essaie avoir une bonne récupération. Avec le recul, je ne suis pas persuadé que ce que je faisais plus jeune était l’idéal. Des fois on veut trop faire en quantité sans penser à la qualité de l’entraînement.

Pro Fight Levallois

Qui est ton idole dans le monde du MMA ?

Je n’ai pas d’idole. Mais au début, il y a des combattants qui m’ont inspiré comme Vitor Belfort et Frank Shamrock. Je trouve que c’était des combattants complets. À cette époque là, le MMA était un peu plus unidimensionnel. Ils ont été parmi les premiers combattants à avoir une bonne technique dans tous les domaines.

Antony Réa, as-tu déjà été approché par une organisation comme l’UFC ou le Bellator ?

Je n’ai jamais été approché directement par l’une de ses deux organisations. Cependant, à une époque, il y avait un agent qui plaçait beaucoup de combattants à l’UFC qui m’a contacté. Il m’a dit qu’il pouvait m’avoir un contrat de trois combats à l’UFC. Mais cela tombait en même temps que le lancement du Bodog Fight et pour diverses raisons j’ai signé avec ce dernier. Sur le moment c’est ce qui me semblait le plus intéressant pour moi.

Peux-tu nous parler de ton alimentation ( tu manges quoi, combien de fois par jour, tu privilégies quoi ? )

Je suis suivi par un coach, Bernard Dato depuis 2011. Je mange environ 5-6 fois par jour. Pour ce qui est de l’alimentation, je privilégie une diète sur les indices glycémiques avec un apport en protéines, les acides gras,, les omégas 3 et 6 principalement. Je fais également attention au côté alcalinisant des aliments.

Exemples, les flocons d’avoine, des amandes, chocolat noir, riz basmati, légumineuses, œufs, poulet, saumon, thon…

Quel a été ton combat le plus difficile durant ta carrière ? Et pourquoi ?

J’ai eu beaucoup de combats difficiles. Je n’ai pas un combat en particulier. Les fois où ça a été difficile, c‘est quand je revenais de blessure ou que je n’étais pas dans les bonnes conditions. Par exemple contre Vitor Belfort, ça a été difficile. C’est quelqu’un qui m’inspirait, c’est pour ça que le combat a été difficile. Je pense que je me suis retrouvé spectateur de mon combat. Je n’ai pas été agressif sûrement. Mais si j’avais été plus agressif, je me serais sûrement pris un KO plus tôt, donc il n’y a rien à redire. D’ailleurs, je l’ai recroisé quand je me suis entraîné aux USA, c’est quelqu’un de très bien, un sacré combattant.

Quel est ton meilleur souvenir dans ta carrière ? Le pire souvenir ?

J’ai de nombreux bons souvenirs. Ma première victoire à l’étranger au Canada en 2001. Je pars en étant à peine remis de blessure. J’étais parti pour y aller en tant que spectateur et j’arrive à gagner. Un autre bon souvenir, ma ceinture en Chine, un superbe événement dans un magnifique casino. Enfin, à Saint-Tropez j’ai rencontré Sylvester Stallone, un rêve de gosse.

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Pour mon pire souvenir, je dirais que c’est une prise de conscience suite à un combat de MMA au BAMMA contre Manuwa. Rien à dire contre lui, très bon adversaire. Mais j’ai trouvé l’ensemble des choses là-bas, les conditions d’avant combat, le séjour, etc. Bref, je ne rentrerai pas dans les détails, j’aurais dû claquer la porte et rentrer en France. C’est assez compliqué à expliquer, d’ailleurs c’est pour ça que j’ai du mal à combattre en MMA depuis ce moment.

Quels sont tes points forts ? Tes faiblesses ?

Mes points forts, j’essaie d’être le plus complet possible. J’essaie d’être bien préparé à chaque fois, pour chaque combat.

Pour mes faiblesses, je pense que je m’embête assez vite dans les combats. Une fois que le combat me gonfle, je peux lâcher prise.

J’ai deux questions de deux de tes supporters et passionnés de MMA.

Question de Boris. Bonjour Antony Réa, je voudrais savoir, si à un moment au cours de ta longue carrière, tu as vécu quelque chose que tu penses que tu aurais pu faire différemment et mieux si tu avais eu le bon conseil au bon moment ?

Il y a eu l’épisode du Bodog fight. À l’époque, le Bodog me paraissait quelque chose de très stable. Ils avaient fait faire un combat à Fedor Emelianenko, il l’avait payé 1 million de dollars. Le fondateur faisait partie des 100 plus grosses fortunes au monde. Je pensais donc que c’était quelque chose de rassurant. À la base, le contrat que j’avais signé avec eux m’a semblé être la meilleure option. Finalement, le Bodog Fight s’arrête un an après, et donc c’est un retour à 0. Est-ce que des fois je n’ai pas saisi le coche en signant avec des managers ou des grosses équipes américaines pour accéder à des gros combats ? Peut-être. Mais aujourd’hui, je suis content de ma carrière et de ce que j’ai fait. Je n’ai pas de regrets.

Question de Youtuber Bloody Motivation TV. Bonjour Antony Réa, est-il difficile de trouver le sommeil la veille d’un combat important, comme pour ton combat contre Vitor Belfort par exemple ? J’imagine qu’une forme d’appréhension peut s’installer et jouer sur le sommeil qui est primordial la veille d’un combat pour ne pas gâcher des mois de préparation ?

Pas forcément plus pour Belfort que contre un autre. J’ai très souvent pas très bien dormi avant un combat. En même temps le jour avant un combat, on attend vraiment le combat.

La veille on arrive à se reposer, à faire des siestes ( ou même des micros siestes ). Je n’ai donc pas eu plus de difficulté à dormir avant Belfort.

Mais maintenant, je me mets moins de pression qu’avant pour les combats. Je m’endors assez serein avant les combats. Je prends les combats comme ils viennent. Si je gagne c’est bien, si je perds c’est que mon adversaire a été meilleur que moi. Je ne mets plus de pression.

Quels exercices de musculation conseillerais-tu à un pratiquant de boxe et un grappler  ? Tu préconises des séries longues ou courtes ?

Je pense qu’il faut travailler le corps dans son ensemble. Ce n’est pas comme à l’époque, “si t’es un striker il faut travailler la poussée et si tu es un lutteur tout ce qui est tirer”. Ainsi, il faut avoir une harmonie au niveau du corps, un développement musculaire équilibrée.

Exemple, tu frappes quelqu’un, même les muscles qui tirent, aident à stabiliser. Il ne faut donc pas avoir un déséquilibre musculaire.

Au niveau des séries, ça dépend des objectifs. Rien n’est incompatible avec les sports de combat. Il y a beaucoup de méthodes, haltérophilie, pliométrie, isométrie etc

C’est vrai que sur le striking, on cherche l’explosivité donc il y a cette phase à privilégier tout comme en grappling. Dans les phases de grappling, on est plutôt sur un régime de contraction différent, davantage sur de l’isométrie.

Chacun doit trouver sa méthode. Moi j’ai trouvé la mienne à l’ITEPS.

Ça dépend donc ce qu’on cherche à travailler, la force, l’explosivité, l’endurance de force.

La seule chose que je ne trouve pas forcément utile, c’est l’entraînement type bodybuilding.

De même, le cross fit, j’ai un peu de mal. Je pense que ça peut être dommageable pour un combattant parce que faire des exercices d’haltérophilie alors qu’on est sur de la fatigue, ce n’est pas forcément compatible. Les haltérophiles quand ils font de l’arrachée ou de l’épaulée jetée, ils font des séries très courtes avec beaucoup de repos. Alors qu’en cross fit c’est l’inverse. C’est pour ça qu’il y a pas mal de blessés. Le cross fit pour une préparation de combat, je reste sceptique. Je suis plutôt adepte éventuellement du cross training avec les pneus, la masse, les kettlebells, les sacs bulgares …

As-tu déjà été blessé ?

J’ai déjà été blessé. Mais je n’ai jamais eu de blessures graves. Principalement des entorses aux genoux et aux coudes.

En 2014, je me suis fait casser le plancher orbital lors de mon combat au Golden Belts, mais rien de bien méchant. En Chine, je me suis aussi fait une fracture du pouce, mais sans déplacement osseux.

Récemment j’ai été blessé à l’épaule. Une synovite, mais on a réussi à la traiter.

Quels sont tes conseils pour les jeunes qui hésitent à commencer le MMA ? De pratiquer d’abord un sport de percussion ou de sol pour avoir des bases ? Ou de commencer directement par le MMA ?

Je pense qu’on peut commencer directement par le MMA. Il faut avoir un bon entraînement et un professeur qui sait comment apprendre. Certains pensent qu’il faut d’abord se spécialiser dans un sport pour ensuite venir au MMA. Je pense que c’est principalement le professeur qui doit être bon et faire apprendre sa discipline.

Quand on a un prof, il faut suivre les lignes directrices du club. Il faut respecter la hiérarchie et les règles.

Parfois les élèves arrivent dans un club, ne savent rien faire et veulent apprendre les techniques de tel ou tel champion qu’ils ont vu sur le web. Sans écouter le professeur.

Il ne faut pas prendre en compte ce qu’on voit sur le web, il faut d’abord apprendre les bases pour ensuite évoluer.

Antony Réa, j’imagine que tu es pour la légalisation du MMA en France. Tu penses que c’est pour bientôt ?

Bien évidemment je suis pour la légalisation du MMA en France. Je pense que c’est en bonne voie. On a une ministre des sports qui est assez positive par rapport au MMA. Ils doivent se prononcer en début de saison. J’espère que ça va être légalisé rapidement, mais je reste méfiant. Il y a une dizaine d’années,il c’était imminent et finalement il n’y a rien eu.

D’ailleurs en 2016, le décret qui a été mis en application a été un pas en arrière.

Wait and see, comme on dit.

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Tu interviens auprès d’une cellule de l’armée. Peux-tu nous expliquer ce que tu y fais ?

J’interviens depuis 5 ans auprès de la cellule des sports de combat du 1er RPIMA à Bayonne.

J’ai eu les instructeurs de cette cellule en stage et ils ont des domaines assez variés. Contre-terrorisme, libération d’otage, garde du corps de la République, protection de personnalité. Ils ont un domaine très vaste.

Ils voulaient avoir une approche différente et ont trouvé qu’une approche type MMA, adaptée, pouvait être intéressante. Dans des types d’interventions comme dans des équipes du RAID, ils ont besoin de savoir faire des techniques au corps à corps. Il faut savoir contrôler, maîtriser. Ils ont donc fait appel à moi et j’ai trouvé ça très intéressant.

Quels sont tes prochains objectifs ?

Mon prochain objectif c’est le 10 novembre à Toulouse où je combats en Pancrace. Je vais combattre en -84 kilos bien que j’ai l’habitude d’être en -93 kilos. Désormais, je vais privilégier les combats à moins de 84 kilos.

Je pense que si j’avais eu certains atouts au niveau de la diététique, j’aurais peut-être dû descendre chez les poids moyens depuis un moment. Ça aurait été plus adapté. Malheureusement avec ce qui se passe maintenant au MMA. Les combattants se pèsent la veille du combat et le lendemain ils ne sont plus du tout au même poids. Je fais partie des gens qui ne sont pas favorables au cutting extrême, je trouve ça très dangereux.

Un autre objectif est de combattre dans ma région en mai prochain certainement en pancrace. J’aimerais également refaire un combat de MMA et pourquoi pas me tester dans d’autres disciplines comme en Sanda ou dans d’autres formes hybrides.

Le combat entre Khabib et McGregor est enfin officialisé. Que penses-tu de ce combat ? Un pronostic ?

Compliqué, en plus je n’ai jamais été très bon en pronostic. Ça va être un combat serré, une belle opposition de style.

Khabib est invaincu, il a un style que je n’affectionne pas forcément, mais il est très efficace.

De l’autre côté, on a Mcgregor, je le trouve techniquement bon. Côté business, il a tout compris à ce qu’est devenu le MMA aujourd’hui.

Pour le pronostic, je dirais Mcgregor, mon favori de cœur. Mais à mon avis si il s’impose, c’est sur KO. Mais si Khabib le met au sol, ça va être très compliqué. Je dirai donc une victoire de Mcgregor par KO/ TKO dès le premier round.

Un dernier mot Antony Réa?

Il faut espérer que les choses se décantent en France. Beaucoup de combattants sont obligés de combattre à l’étranger alors que ce serait tellement plus simple qu’on puisse faire nos combats en France. Il ne faut plus qu’il y ait cette interdiction. C’est difficile pour les combattants d’avoir de la reconnaissance. En France, les gens trouvent ça louche quand tu leur expliques que tu ne peux pas faire ton activité dans ton pays. Enfin, j’espère qu’un Français gagnera une ceinture à l’UFC.

À bientôt.

Conclusion

Je remercie Antony Réa d’avoir pris de son temps pour répondre à mes questions. Ce grand champion n’a pas hésité à être très disponible aussi bien par mail que par téléphone pour nous raconter en détail son parcours, ses conseils et ses impressions. Je vous encourage si un jour vous avez l’occasion, d’assister à l’un de ses combats, vous ne serez pas déçus.

Antony Réa est donc un super combattant qui est constamment à la recherche de nouveaux défis. Sa carrière, son parcours et son talent font de lui l’un des meilleurs combattants français. Je vous invite à suivre son actualité sur sa page Facebook .

Je vais finir par une citation de Conor Mcgregor “Il n’y a pas de talent ici, ce n’est que du travail. C’est une obsession. Le talent n’existe pas. En tant qu’humains, nous sommes tous égaux. Vous pouvez devenir qui vous voulez si vous y consacrez du temps. Vous atteindrez le sommet, c’est comme ça. Je ne suis pas talentueux. Je suis obsédé.”

Dis-moi ce que tu en penses !

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2 commentaires

  1. Magnifique interview d’un exemple pour tous les français et merci encore pour tes réponses qui ont été captivantes et très intéressantes ça a été un plaisir incroyable que de pouvoir lire cet interview, force à toi pour tes prochains objectifs j’essaierai de voir tes combats en live si c’est possible et sinon en replay sans faute merci chef

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